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        Le discernement : un chemin de liberté qui donne la paix

Le discernement : un chemin de liberté qui donne la paix

Nous connaissons tous l’histoire du jeune homme riche. « Jésus fixa sur lui son regard et il l’aima. Il lui dit alors : ’Une seule chose te manque, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens, suis-moi’. Mais lui, à ces mots, s’assombrit et il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » (Marc 10, 17-22).

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  • 17 novembre 2008

Répondre à un appel est toujours une affaire de liberté. Jésus laisse chacun libre – profondément. Il offre son amour, mais il ne contraint personne à lui répondre « Oui ». Mieux encore : il montre le chemin de la liberté. C’est en nous libérant de ce qui nous rend esclave et qui nous attache que nous pouvons grandir en liberté afin de répondre un oui pleinement libre à son appel, à commencer par le péché : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché en esclave » Jean 8, 34.

Le but du discernement est double. Il s’agit :
- d’une part, de vérifier l’authenticité de l’appel,
- d’autre part, de faire mûrir une réponse libre.

Il faut du temps entre les premiers instants de l’appel, jusqu’au moment de franchir le pas d’un séminaire ou d’un noviciat : souvent plusieurs années.
Ex : En 2003, les novices de France avaient mûri leur vocation en moyenne pendant 6 ans Source : statistiques de la Conférence des évêques de France.

Jésus dit : Viens et suis-moi. Chers jeunes, le Maître et Seigneur appelle tout le monde. Lui répondre c’est décider de son destin, c’est donner un sens à son existence. Toute réponse comporte une décision personnelle prise dans une pleine et libre autonomie : c’est sa liberté.
Jean-Paul II [1]

Vivre dans la paix du cœur

Voici le premier critère d’un bon discernement, c’est lorsqu’on parvient, là ou l’on est, à vivre avec la paix du coeur en étant fidèle à ses engagements de chrétien. Une trop grande angoisse, une peur, ou le sentiment d’un devoir à accomplir sont souvent le signe que l’on a un grand désir de bien faire, mais que l’on n’est pas appelé.

Un autre critère négatif est l’impossibilité de vivre la prière quoitidienne et de s’ancrer dans les pratiques fondamentales de la vie chrétienne, aussi bien morales que sacramentelles ou spirituelles.
Il s’agit bien, pendant le discernement, de vivre au quotidien dans la fidélité. C’est toujours aujourd’hui, maintenant que je réponds à ma vocation. Si je veux être prêtre, moine ou missionnaire demain, c’est aujourd’hui que je dis oui au Christ.

La vocation, ce n’est pas une histoire téléguidée ou préprogrammée. C’est un chemin sur lequel j’avance pas après pas, et où chaque pas est un oui donné en toute liberté. C’est une histoire qui se vit, de manière très simple, très ordinaire, au rythme quotidien des choix que je pose. Ainsi, dans les circonstances même de ma vie, Dieu propose des rencontres, laisse des signes, des paroles d’invitation sur ma route. Mais il me laisse toujours libre et c’est bien moi qui pose chaque oui. Chaque étape me mène à plus de clarté. Cette clarté est le signe manifeste que la vérité se fait en moi et elle s’accompagne toujours de joie et de paix.

A ceux qui sont entrés sur le sentier de la vie en accomplissant les commandements [...], le Seigneur leur propose de nouveaux horizons ; le Seigneur leur propose des objectifs plus élevés et les appelle à se donner sans réserve.
Découvrir cet appel, cette vocation, c’est se rendre compte que le Christ a les yeux fixés sur toi et qu’il t’invite par son regard au don total dans l’amour. Devant ce regard, devant cet amour, le cœur ouvre les portes toutes grandes et il est capable de lui dire oui.
Si quelques uns parmi vous ressentent cet appel à le suivre de plus près, à lui donner le cœur entier, qu’il soit généreux, qu’il n’ait pas peur, car il n’y a rien à craindre lorsque la récompense qu’on attend c’est Dieu lui-même.
Jean-Paul II [2]

Notes

[1Sicile ( Italie ), 9 avril 1993

[2Asuncion (Paraguay), 18 avril 1989



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